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Flash marchés du 8 au 12 janvier 2018


 

​le 12 janvier 2018

 

Environnement économique

 
Pétrole : poursuite de la hausse des prix du baril. Le Brent a franchi la barre des 70 dollars en réaction à la baisse des stocks de pétrole brut. L’annonce que la production de pétrole aux États-Unis s’était nettement tassée (- 3 %) la semaine dernière a également eu un impact sur la hausse des prix du baril. Enfin, les membres de l’OPEP ont fait savoir qu’ils comptaient prolonger l’application de leurs quotas actuels jusqu’à la fin de l’année.
 
États-Unis : les regards sont tournés vers la Banque centrale. L’amélioration des perspectives de croissance, avec un PIB en hausse de 2,5 % en 2018, contre 2,3 % en 2017, et un renouvellement des membres du comité de politique monétaire comprenant des partisans d’un resserrement plus fort font redouter quelques surprises sur les taux cette année.
 
Zone euro : la Banque centrale (BCE) a surpris les observateurs en laissant entendre que le changement de cap vers une politique monétaire moins accommodante serait promis à une fin plus proche qu’escomptée. À ce stade, le programme d’achat d’obligations a été ramené à 30 milliards de dollars  par mois jusqu’en septembre et la première hausse des taux ne devrait pas se produire avant la mi-2019. Cette nouvelle a fait monter l’euro face au billet vert.
 
En Allemagne, un accord de principe a été obtenu entre les conservateurs et les sociaux-démocrates en vue de former un gouvernement. Cet accord doit être validé en fin de semaine par les instances dirigeantes de la CDU, CSU et surtout du SPD (qui tient un Congrès le 21 janvier), les trois partis susceptibles de former le gouvernement. Cet accord se prononce pour la création d’un Fonds monétaire européen, issu du Fonds de secours (le Mécanisme Européen de Stabilité) déjà existant pour les pays confrontés à des crises de dette. Il prévoit également de limiter le nombre de demandeurs d’asile.
 

Marchés financiers

 
Taux : remontée des taux à 10 ans aux États-Unis et en zone euro. Aux États-Unis, le mouvement s’explique par les incertitudes liées à la politique monétaire. De plus, des rumeurs ont circulé sur une volonté des autorités chinoises de réduire leurs achats d’obligations américaines. Or, elles sont très friandes de ces placements leur permettant de rémunérer les dollars détenus par la Banque centrale chinoise. Les montants accumulés ces dernières années faisaient de la Chine le premier ou deuxième créancier des États-Unis avec le Japon. Si cette rumeur a été démentie, la participation cette semaine à l’émission d’emprunt du Trésor nord-américain a rencontré moins de succès.
 
En zone euro, la hausse des taux à 10 ans s’explique par les propos de la BCE. Elle s’est déroulée en bon ordre, sans générer de tensions sur l’Espagne et l’Italie. En Allemagne, compte tenu des excédents budgétaires accumulés en 2017 (38 milliards d’euros), la dette publique qui atteint 2 000 milliards d’euros (23 827 euros par personne) va reculer en 2018 au rythme de 78 euros toutes les secondes.
 
Marchés actions : la saison des résultats trimestriels a débuté aux États-Unis. La croissance économique, la baisse du dollar, la hausse du pétrole et la réforme fiscale pourraient commencer à produire des effets. Si la baisse de l’impôt sur les sociétés sera globalement positive, des provisions pour dépréciation d’impôts différés vont impacter les comptes, comme la disparition de plusieurs niches fiscales. À titre d’exemple, la banque JP Morgan Chase vient de publier un bénéfice en baisse de 37 % à 4,2 milliards de dollars, pénalisé à hauteur de 2,4 milliards de dollars par les effets de la réforme fiscale. Aujourd’hui, le consensus prévoit une hausse de 12 % des bénéfices pour les sociétés appartenant à l’indice S&P 500. En Europe, le même consensus pour les entreprises du Stoxx 600 est attendu en hausse de 15,8 %.
 

Rédigé le vendredi 12 janvier 2018

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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