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Flash marchés du 17 au 21 octobre 2016


 

le 24/10/2016

 

Environnement économique

 

 Chine : la croissance est restée stable, à 6,7 % au troisième trimestre. L’activité a été stimulée par les investissements d’infrastructures. Le crédit à taux bas a aussi favorisé l’immobilier. Mais les prix des logements résidentiels ont augmenté de 14 % sur un an en septembre. Enfin, les dépenses budgétaires ont également soutenu la croissance. Pour   Natixis, cette croissance sur l’ensemble de l’année 2016 devrait se situer entre 6,5 % et 7 %. Mais ceci n’enlève pas les inquiétudes à moyen terme, car le risque de bulle immobilière s’est renforcé avec l’assouplissement monétaire et la levée des règles restreignant les transactions, ce qui a accéléré la hausse des prix qui dépasse 30 % sur un an à Shanghai et Shenzhen. L’immobilier compte pour 15 % dans le PIB chinois. En outre, le gouvernement devrait s’atteler à la réduction des capacités de production et au désendettement des entreprises. La dette publique et privée est proche de 250 % du PIB.
 
Zone euro : le taux de croissance passerait de 2 % en 2015 à 1,6 % en 2016, puis 1,3 % en 2017 selon l’OFCE. Cela montre que quand les facteurs favorables, comme le prix du pétrole, s’estompent, la dynamique interne peine à prendre le relais. La Banque centrale a tenu une réunion « technique » pour son comité de politique monétaire. Alors que la reprise économique est qualifiée de modérée mais régulière, il n’a pas été débattu d’un arrêt du programme d’achats d’obligations, ni de sa prolongation après son échéance supposée de mars 2017.
 
Etats-Unis : l’inflation en septembre a été conforme aux prévisions, avec une hausse de 0,3 %. Sur un an, les prix ont augmenté de 1,5 %, ce qui traduit une augmentation par rapport au mois d’août (1,1%).
 

Marchés financiers

 
Taux : les perspectives d’un resserrement monétaire aux Etats-Unis en décembre et d’une diminution des achats d’obligations européennes courant 2017 font craindre une remontée des taux longs l’année prochaine. Si le mouvement est progressif et de faible ampleur, cela pourrait soulager les assureurs. Mais les banques qui détiennent des montants importants d’emprunts d’Etat pourraient souffrir. Une étude de , Natixis montre qu’une remontée de 100 points de base des taux longs affecterait 18 % des fonds propres des banques européennes et 170 % des fonds propres des banques japonaises.

Actions : la saison des résultats des entreprises a plutôt bien débuté aux États-Unis. Sur les 23 % des sociétés appartenant à l’indice S&P 500 qui ont publié leurs comptes, 82 % ont fait mieux que prévu, avec des bénéfices en hausse de 3,8 % en moyenne. Les trimestriels des banques ont révélé une double surprise. D’une part ils sont bons et supérieurs au consensus, d’autre part on observe que les activités de marché (BFI) enregistrent des hausses importantes de leurs résultats, en particulier grâce au compartiment des taux, matières premières et changes. On devrait faire le même constat pour les banques européennes, alors que les réseaux seront pénalisés par la faiblesse des marges.

Rédigé le 24 octobre 2016

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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