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Flash marchés du 11 au 15 septembre 2017


 

​le 15/09/2017

 

 

Environnement économique

 

États-Unis : le secrétaire au Trésor a confirmé la mise en place de la réforme fiscale promise par D. Trump. Celle-ci s’annonce plus modérée : on parle d’un taux d’impôt de 22,5 % pour les sociétés, contre 35 % actuellement, et 15 % annoncés pendant la campagne présidentielle. De plus, un accord provisoire a été obtenu entre l’administration et le Congrès pour l’augmentation du plafond de la dette. Les investisseurs qui ne croyaient plus vraiment à la réforme fiscale ont été soulagés. L’inflation en août est ressortie à 1,9 % sur un an, contre 1,7 % en juillet. Hors éléments volatils (énergie et alimentation), le niveau des prix affiche une hausse de 1,7 %, identique à celle des trois derniers mois. Enfin, les ventes au détail ont diminué de 0,2 % le mois dernier. Si on exclut l’automobile, les ventes restent en hausse de 0,2 %, alors que les économistes anticipaient une progression de 0,5 %. Tous ces éléments seront pris en compte par la Banque centrale qui tient son comité de politique monétaire mercredi prochain. Elle devrait préciser ses intentions sur la réduction de son bilan, gonflé par des achats d’actifs décidés pour faire face à la crise financière de 2008-2009. De plus, certains analystes pronostiquent une remontée lente des taux directeurs en 2018.
 
Zone euro : l’inflation en France s’est redressée en août, à 0,5 %, après un recul de 0,3 % en juillet. Sur un an, la hausse des prix atteint 0,9 %, contre 0,7 % le mois précédent. Le rebond, en août, trouve sa source dans la hausse saisonnière des prix des produits manufacturés et celle des prix du pétrole. En Allemagne, l’approche des élections ne suscite pas d’inquiétudes vives. Un gouvernement de coalition devrait sortir des urnes, l’avance de 14 points de la CDU sur les sociaux- démocrates du SPD semble sceller le sort de ce dernier. Mais l’enjeu sera de savoir si les libéraux du FDP, actuellement crédités de 8,5 % des intentions de vote, feront partie de cette coalition. Les prises de position en faveur d’une sortie de la Grèce de la zone euro et pour une stricte observance du ratio de 3 % de déficit public pourraient compliquer les relations avec les autres pays européens. Enfin, les Verts, crédités de 7,5 % des voix par les sondages, pourraient aussi jouer les trouble-fêtes.
 
Chine : depuis deux mois, les statistiques économiques montrent une inflexion à la baisse de la croissance. Ainsi, la production industrielle a augmenté de 6 % en août, contre 6,4 % en juillet et 7,6 % en juin. De même, les ventes au détail augmentent de 10,1 % le mois dernier, contre 10,4 % en juillet. Ces chiffres montrent une demande intérieure qui perd un peu en dynamique. S’il faut attendre le congrès du PC chinois cet automne pour déceler des orientations de politique économique, on peut voir dans ces données les premiers effets du tour de vis imposé par les pouvoirs publics au secteur financier.

 

 

Marchés financiers 

 
Taux : remontée de 10 points de base des taux 10 ans français et allemands et de 15 points de base des taux américains. La remontée du prix du pétrole, la reprise de l’inflation aux États-Unis et la perspective d’une réforme fiscale susceptible de renforcer la croissance économique dans ce pays viennent justifier ce rattrapage.
 
Pétrole : redressement des prix du baril. Ce mouvement, s’il perdure, aura des conséquences sur l’inflation même si la baisse du dollar vient atténuer ce choc dans les pays européens. Ce changement de tendance s’explique par un rééquilibrage de marché plus rapide que prévu, tant du côté de l’offre que du côté de la demande. Sur l’offre, la discipline dans la réduction des quotas de production semble bien respectée. De plus, l’agence de l’Energy Information américaine fait état d’une stabilisation de la production dans ce pays. Pour la demande, deux rapports, un de l’OPEP et l’autre de l’AIE révisent à la hausse leurs anticipations de croissance de la consommation, cette année et en 2018, dans un contexte de reprise de l’activité dans le monde.
 
Actions : rebond des indices actions avec la perspective d’une réforme fiscale aux États-Unis et l’accord sur le plafond de la dette. La baisse du taux d’imposition des sociétés, même plus modeste que prévu, va renforcer les bénéfices des entreprises américaines. Pour une fois, les marchés européens performent mieux que leur homologue outre-Atlantique. Selon le consensus des analystes, la croissance des profits des entreprises américaines est revue, à court terme, à la baisse. Les sociétés ont de la peine à répercuter les hausses des salaires (environ + 2,5 %) dans leurs prix de vente. En zone euro, la hausse des profits est revue en hausse, dopée par le redressement des bénéfices des entreprises italiennes et, à un degré moindre, espagnoles.
 
Rédigé le 15 septembre 2017

 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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