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Flash marchés du 06 au 10 novembre 2017


 

​le 10/11/2017

 

Environnement économique

 

Zone euro : rebond des ventes au détail en septembre qui progressent de 0,7 % et de 3,7 % en glissement annuel. Les enquêtes de conjoncture auprès des entreprises, en octobre, confirment que le taux de croissance de l’économie évoluerait entre 0,6 % et 0,7 % pour les trois derniers mois de l’année.
 

 

Le calendrier de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (« Brexit ») avance tellement lentement que l’inquiétude des milieux politiques et économiques est manifeste. À ce stade, l’UE envisagerait une période de transition aux modalités strictes, afin d’éviter un saut dans le vide à l’échéance prévue de mars 2019. Un accord de transition est également souhaité par les industriels locaux d’ici mars 2018. En effet, pour nombre d’entreprises, l’horloge est fixée un an avant l’échéance pour pouvoir actionner, le cas échant, les plans de secours. Ce délai est nécessaire pour faire face à un risque de « Brexit » sans accord, car il faut du temps pour déplacer des employés vers l’UE, pour ouvrir des bureaux à Francfort, Luxembourg ou Paris et demander les autorisations réglementaires pour ces installations.
 

 

États-Unis : le Washington Post a évoqué en milieu de semaine la possibilité que les sénateurs républicains mettent un délai à l’application de l’abaissement de l’impôt des entreprises de 35 % à 20 %. Ce report repousserait à 2019 l’impact budgétaire des quelques 845 milliards d’euros que les entreprises ne paieraient plus.

 

 

Marchés financiers

 

 

Pétrole : la fermeté du prix du baril de pétrole s’explique, d’une part, par les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran et, d’autre part, par l’annonce de l’Arabie saoudite de son intention de réduire de 10 % en décembre ses exportations de pétrole. Les rumeurs selon lesquelles le roi saoudien céderait le trône à son fils, Mohamed ben Salman ont également soutenu les cours. Enfin, les observateurs attendent la réunion de l’OPEP à Vienne, le 30 novembre, pour savoir si la réduction des quotas de production sera prolongée.
 

 

Taux : la Banque centrale a précisé le montant mensuel de ses achats d’obligations (QE). Ce montant va être ramené à 30 milliards d’euros, mais, compte tenu de la taille du portefeuille, le réinvestissement des intérêts et des titres remboursés va représenter une somme proche de 11 milliards d’euros chaque mois. C’est donc un programme mensuel de 41 milliards d’euros qui sera investi chaque mois. En attendant, les rendements des obligations à 10 ans sont restés à peu près stable cette semaine, à l’exception du taux des emprunts espagnols qui a monté de 6 points de base à 1,53 %.

 

Actions : premier accroc significatif sur les indices boursiers européens depuis la fin août. Cela peut s’expliquer par l’envie de prendre quelques profits, alors que les indices enregistraient des gains de 13 % à 14 % depuis le début de l’année. Si les stratégistes n’ont pas encore publié leurs perspectives pour 2018, certains analystes commencent à lister les facteurs susceptibles d’enrayer la hausse des places boursières. On peut citer une hausse importante du prix du pétrole, un ralentissement net de la croissance aux États-Unis, après 100 mois de hausse de l’activité, une réaction des investisseurs au risque politique (élection en Italie, probablement en mars) ou géopolitique (Corée du Nord, Iran, Turquie…) et, enfin, une perte de solvabilité des États ou des entreprises face à une hausse importante des taux. L’endettement des États représentera 75 % du PIB mondial en 2018, contre 57 % en 2008.

 

 
Rédigé le 10 novembre 2017

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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