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Connecthings à New York


 

​02/08/2016
Par Catherine Barba

 

Rencontre avec la femme qui veut transformer New York en smart city :

Laetitia Gazel Anthoine, fondatrice de Connecthings

Visionnaire, elle a pressenti très tôt que le mobile connecterait le monde réel avec le digital : en 2007, Laetitia Gazel Anthoine crée Connecthings, une start-up innovante qui fait non pas du B2C ou du B2B mais du B2Ville ! Son métier ? Déployer dans les villes un réseau de balises sans contact capables de transformer les objets urbains en objets connectés, intelligents (smart) et les faire communiquer avec les mobiles des habitants et visiteurs.

Partout où Connecthings est installé, chacun peut ainsi directement recevoir, s’il le souhaite, l’horaire du prochain bus, localiser la station de vélos la plus proche ou avoir accès à l’histoire des monuments. Récompensée par de nombreux prix internationaux d’innovation, Laetitia a déjà installé ses balises dans plus de 20 villes en Europe (Paris, Barcelone, Milan, Berlin…) et à Rio de Janeiro. Avec plus de 100 000 objets connectés dans l’espace urbain, Connecthings est déjà le réseau d’objets connectés publics le plus large au monde.

Pour continuer à grandir, Laetitia a levé 9,5 millions d'euros et s’est installée à New York en janvier 2016. Son ambition : transformer toutes les villes en Smart Cities, et pour cela de déployer un maximum de balises dans les plus grandes villes du monde. L’Asie était aussi un très bon candidat, mais pour avancer par étapes, Laetitia a choisi de commencer par partir à la conquête des grandes villes américaines et nous livre deux conseils précieux pour vendre l’innovation made in France aux Américains.

Un business XXL

Avant que la caméra ne se mette à tourner, nous saluons ensemble l’extraordinaire prédisposition culturelle à l'entrepreneuriat et à l'innovation des Américains : le culte de l'action, la culture du résultat, le pragmatisme, l’acceptation de l’échec, la confiance en soi et en l'avenir. L’Amérique est bien le pays de « Do-eurs », de « Makers », pour qui « *Nothing is a mistake, there is no win and no fail, there is only MAKE* (Rien n’est erreur, il n’y a pas de victoire et de défaite, il faut juste FAIRE) ». Ce bel état d’esprit d’entrepreneur est certes en train de s’installer en France, mais les Etats-Unis restent un territoire plus propice au déploiement de l’innovation parce que la puissance de financement par les business angels et le capital risque y est considérable. Ici lever 10 millions de dollars n’a rien de spectaculaire ! Les levées de l’ordre de 100 millions sont monnaie courante. « *Il faut ajouter un zéro à tout, ce que l’on vend, ce que l’on demande… Ici on apprend très vite  à penser son business en XXL ».
 

Une nécessaire américanisation de son offre et de son image

Le regard porté par les Américains sur l’innovation made in France est unanime : la qualité des ingénieurs français et des techno françaises est parfaitement reconnue. Mais pour vendre de l’innovation à des Américains, entreprises, villes, mieux vaut être américain. Le patriotisme est omniprésent, la préférence nationale évidente. « Ma tâche ici : monter une équipe américaine, qui développe une entreprise américaine, avec un positionnement de marque, un discours, une offre totalement américains, pour arriver à vendre à des Américains. On acquerra une crédibilité ici dès que l’on aura notre premier client américain». Sur un marché qui va très vite et qui témoigne d’un réel appétit pour la solution Connecthings, gageons que cela arrivera avant longtemps et que Laetitia sera vite prête à affronter l’étape suivante : l’Asie et ses mystères !
 

Interview réalisée par Catherine Barba, fondatrice du PEPS Lab, un centre d'innovation sur les pratiques multicanal des points de vente.
 
 
 

 
 

 

 
 
 

 
 

 

 
 
 

 
 

 

 
 
 

 
 

 

 
 
 

 
 

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