Passer au contenu principal

Flash marchés du 28 novembre au 2 décembre


 

Environnement économiques et politique

États-Unis : les statistiques économiques continuent à être bonnes. La croissance du PIB au troisième trimestre a progressé de 3,2 % alors qu’une première estimation donnait seulement + 2,9 %. Cette révision vient surtout de la consommation des ménages (+ 2,8 % au lieu de + 2,1 %), en particulier sur des achats de biens durables comme les automobiles ou les appareils ménagers. Les créations d’emplois en novembre, à 178 000, ont été un peu inférieures aux attentes mais restent solides. En revanche, les salaires horaires ont reculé de 0,1 %, ce qui n’est pas cohérent avec la baisse du taux de chômage qui est passé de 4,9 % à 4,6 %.

 

Pétrole : pour la première fois depuis 2008, les pays membres de l’OPEP se sont accordés sur une réduction de production d’environ 1,2 millions de barils/jour (b/j), validant ainsi l’objectif de 32,5 millions de b/j. Hors cartel, la Russie (11 millions de b/j) a annoncé réduire sa production de 0,3 million de b/j. Trois pays échappent à ce contingentement : l’Iran, le Nigeria et la Libye. Cet accord a permis au prix de l’or noir de remonter nettement au-dessus des 50 dollars le baril de pétrole.

 

Europe : les regards se sont tournés vers le référendum italien. Matteo Renzi voulait changer la constitution ; les Italiens, avec un taux de participation élevé, ont préféré changer de gouvernement en rejetant la réforme sur le Sénat à 56,9 % des voix. Matteo Renzi devrait remettre sa démission lundi. Le Président Sergio Mattarella pourrait confier à Matteo Renzi ou à une autre personnalité, la charge de former un nouveau gouvernement (en 70 ans, le pays a connu 67 gouvernements) ; ou convoquer des élections législatives anticipées. Mais dans ce dernier cas, il faudra attendre la décision de la cour constitutionnelle, pour savoir si des élections anticipées ont des chances d’être organisées avant février 2018.

 

Marchés financiers

 

Taux : la Banque centrale américaine devrait remonter son taux directeur cette semaine. Les rendements à 10 ans se sont donc tendus dans ce pays, passant de 2,31 % à 2,40 % environ. Les taux longs européens ont suivi ce mouvement de loin, la Banque centrale européenne restant accommodante. Au contraire, on peut penser que l’institution est intervenue sur les marchés, lundi 5 décembre, pour contenir toute hausse de taux de l’emprunt italien qui grimpe cependant au-dessus de 2 %.

 

Actions : les reculs d’environ un % des indices masquent mal l’inquiétude des investisseurs qui s’attendaient à un « non » au référendum italien. L’échec de Matteo Renzi va poser un problème aux banques italiennes qui doivent procéder à des augmentations de capital. Les établissements transalpins concentrent 29 % des créances douteuses de la zone euro, pour un montant équivalent à 20 % du PIB italien, et elles sont insuffisamment provisionnées dans les bilans.

 

Rédigé le 5/12/2016

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

acces directs
Contacter un conseiller