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Flash marchés du 3 au 7 avril 2017


 

​Le 10/04/2017

 

Environnement économique

 
États-Unis : Les responsables monétaires songent à réduire le bilan de la Banque centrale (Fed) qui atteint aujourd’hui 4 500 milliards de dollars, soit un peu moins du quart du PIB. La taille du bilan avait gonflé de façon spectaculaire du fait des montants importants d’achats d’obligation effectués ces dernières années. L’objectif était de faire baisser les taux à long terme, afin de faciliter la demande de crédit. Ce programme d’achat a été depuis stoppé et, à ce jour, la Fed se contente de réinvestir les coupons et les remboursements des titres en portefeuille. On passerait donc à une deuxième étape dans la normalisation de la politique monétaire, peut-être début 2018, en revendant les titres détenus.
 
Enfin, les créations d’emplois en mars ont déçu. Alors que les analystes attendaient 180 000 créations de postes, seulement 98 000 ont été enregistrés, certes, avec des conditions climatiques marquées par des tempêtes de neige. Les chiffres des mois précédents ont été revus à la baisse. Cela n’empêche pas une baisse du taux de chômage à 4,5 %, contre 4,7 % en février. La durée hebdomadaire moyenne de travail a baissé à 34,3 heures, contre 34,4 heures précédemment. Enfin, le salaire horaire moyen continue à progresser de 2,7 % sur un an.
 
Zone euro :  les ventes au détail ont augmenté de 0,7 % en février. Sur un an, le volume des ventes progresse de 1,8 %, alors que les économistes anticipaient une croissance de 1,4 % seulement. La Banque centrale européenne a coupé court aux spéculations de hausses de taux. Face au changement amorcé aux États-Unis, cette mise au point était attendue. Selon les analystes de Citigroup, il ne faut pas s’attendre à un relèvement des taux dans un avenir proche. Selon les experts de la Société Générale, la première hausse interviendrait en décembre 2018.
 
En attendant, la Banque centrale pourrait réduire ses achats d’obligations, actuellement de 60 milliards d’euros par mois, de 20 milliards d’euros en octobre, puis de 10 milliards d’euros en janvier, avril et juillet 2018.
 

Marchés financiers


Taux : nouvelle baisse des taux à 10 ans. Aux États-Unis, les déclarations de la Banque centrale n’ont pas pesé sur les cours, les investisseurs préférant se réfugier sur les emprunts d’État, alors que le marché actions est cher. En zone euro, la baisse des rendements s’explique également par les incertitudes politiques et les déclarations de la Banque centrale européenne.

Actions : le marché américain n’avance plus depuis plus d’un mois. Certains investisseurs considèrent que la politique un peu plus restrictive de la Fed s’explique par la volonté d’éviter une bulle sur la valorisation du marché. De plus, les intervenants restent dans l’attente du plan de relance de 1 000 milliards de dollars dans les infrastructures américaines et des précisions sur les baisses d’impôts. En voulant lier ces deux mesures à la suppression de la réforme de la santé de son prédécesseur, le nouveau Président met la pression sur le Congrès.

En zone euro, les actions restent entre le marteau des échéances électorales et l’enclume de la bourse de New York, selon les gérants de Natixis Asset Management. Certes, la victoire des partis pro-européens aux élections aux Pays-Bas a rassuré et le positionnement actuel d’Emmanuel Macron dans les sondages poussent un certain nombre d’investisseurs internationaux à commencer à renforcer leurs positions.

Rédigé le 10/04/2017

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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