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Flash marchés du 31 juillet au 04 août 2017


 

​​le 09/08/2017

 

Environnement économique

 
Zone euro : la croissance de l’activité est estimée à 0,6 % pour le deuxième trimestre. Sur un an, elle augmente de 2,1 %. Sur l’ensemble de l’année 2017, Natixis prévoit une croissance de 2 %. Pour la France, cette prévision est ramenée à 1,5 %. De son côté, l’inflation, à 1,3 % en rythme annuel en juillet pour la zone euro, reste loin de l’objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne. Les projections de l’Eurosystème indiquent que cet objectif ne sera pas atteint, a priori, avant 2020. Pour autant, les intervenants sur les marchés s’attendent à une première mesure de réduction du programme d’achat de titres (Quantitative Easing) de la Banque centrale à sa réunion du 7 septembre.
Etats-Unis : Donald Trump renonce au projet de taxe aux frontières. Après l’échec de l’annulation de l’Obamacare ( réforme de la santé), c’est tout le financement des projets du nouveau président qui est remis en cause, en particulier les réductions d’impôts et les projets d’infrastructures. Les 209 000 créations d’emplois en juillet sont supérieures aux prévisions, le taux de chômage a baissé à 4,3 % (4,4 % en juin). Sur un an, la hausse du salaire moyen ressort à 2,5 %. À ce stade du cycle économique, la hausse des salaires et celle de l’inflation restent limitées. Mais cela n’empêchera pas la Banque centrale de continuer à remonter très progressivement son taux directeur et, en 2018, de réduire la taille de son bilan en revendant une partie des obligations qu’elle a acheté pendant la crise.
 

Marchés financiers

 
Taux et change : la statistique sur l’emploi a provoqué une remontée du dollar qui a annulé toute la baisse du début de semaine. Ce changement s’explique par la remontée de la probabilité d’une nouvelle hausse de taux aux États-Unis d’ici la fin de l’année. Les données économiques, pour juillet, publiées en début de semaine, ont été médiocres, en particulier sur l’inflation, faible à 1,4 % en rythme annuel, et sur les dépenses des ménages qui stagnent avec des revenus inchangés. Ces statistiques ont entrainé une détente des taux 10 ans aux États-Unis, comme en zone euro.
 
Actions : rebond des indices de la zone euro et stagnation de la bourse américaine. Aux États-Unis, alors que 84 % des entreprises du S&P 500 ont publié leurs trimestriels, les hausses moyennes des ventes et des bénéfices atteignent 5,4 % et 10,5 % respectivement. En Europe, pour 76 % des entreprises de l’Euro Stoxx, ces chiffres s’élèvent à 7,2 % et 27,2 %. Cela fait longtemps que l’Europe n’avait pas fait mieux que les États-Unis. Les banques françaises ont publié de bons résultats, à l’exception de Société Générale. Le bilan global fait ressortir de bonnes performances au sein des banques de financement et d’investissement, toujours à l’exception de la Société Générale. La partie banque à réseaux continue à évoluer dans un contexte de taux bas qui limite la marge bancaire. Le pouvoir d’achat libéré par la baisse des taux du crédit immobilier n’a pas été intégralement consommé et donc a été déposé en compte courant rémunéré à un taux négatif par la Banque centrale européenne.
 
Rédigé le 04/08/2017
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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